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Par : Watté C.
Publié : 17 juin 2011
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Voyage entre deux temps

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Venez lire la nouvelle rédigée par les 4°4, en IDD, avec M. Bruneval et Mme Philippin !!! Vous y découvrirez les aventures d’Albert et de Victor partis faire un voyage un peu particulier...

En 182., Albert demeurait dans la future habitation de l’écrivain Guy de Maupassant. Victor habitait à Tourville-sur-Arques. Alors que ce dernier se promenait vers le château, il rencontra le savant fou, Albert, connu pour ses expériences en tout genre.

Il était de petite taille avec une tête plutôt ronde sur laquelle se trouvaient des cheveux blancs mal coiffés. Sous ses grosses lunettes rondes, on pouvait distinguer de minuscules yeux. Son nez prenait quasiment tout son visage, sa bouche était cachée par son épaisse moustache blanche. Il avait un caractère impatient et maladroit qui se remarquait sur son visage et sa blouse, tachés de noir à cause d’explosions expérimentales à répétition. Son égoïsme et son irascibilité faisaient de lui un homme souvent seul. Ses grosses bottes, ses gants de cuir, sa tenue laborantine traduisaient sa relative prudence. Il dépassait l’horaire raisonnable de travail car sa passion le tenait éveillé jours et nuits. Il se reposait très rarement. Seuls quelques moments de lecture de revues scientifiques pouvaient le distraire dans son laboratoire protégé par un mot de passe permettant son ouverture.

Ils se mirent alors à parler de Victor qui se sentait mélancolique et désespéré face à ce monde qui ne lui correspondait pas.
Cet être malheureux, dont le teint était pâle et la chevelure courte, bouclée et châtain clair, se tenait pensif, soucieux et rêveur. Son allure élégante et soignée mettait en valeur son visage bien dessiné. On pouvait y voir ses yeux bleus, en forme d’amande dans lesquels se déposait un regard vif et ferme. Son nez, bien proportionné, se distinguait de sa bouche qui, elle, était plutôt fine avec des dents blanches et brillantes. Sa physionomie laissait apparaître un collier en guise de barbe remontant jusqu’à ses oreilles. Il était grand, plutôt fin mais également fort, il s’habillait avec raffinement. Il portait une chemise blanche recouverte d’un boléro noir d’où sortait une montre à gousset. Sa veste longue était accordée à ce dernier. Son pantalon était assorti à l’ensemble. A ses mains se trouvait une chevalière en or.

Il était l’opposé d’Albert qui était fou et toujours heureux. Cependant, en voyant Victor désemparé, il lui est venu à l’idée de l’aider à résoudre son problème. Pour cela, il pensa à la mise au point d’un nouveau philtre magique ou autre expérience.

Le temps était menaçant, Victor se sentait mal et agité. Il aurait préféré voyager pour oublier tous ses problèmes. Il en fit part à son compagnon qui eut l’idée de construire une machine à voyager car c’était la seule chose qu’il n’avait pas encore réalisée. Toute la nuit, Albert s’affaira sur les plans et créa la machine à remonter le temps, les jours suivants.

La condition de fonctionnement de cet appareil était un ciel orageux. En attendant l’intempérie, il vérifia les branchements de sa machine. Elle était composée d’un vélo et d’un fauteuil raccordés par des câbles électriques. Sous le siège se trouvait une plaque métallique qui assurait le lien des deux assemblages. La bicyclette rouillée, composée d’une grande et d’une petite roue, était posée sur des trépieds.
Victor et Albert s’y installèrent avec beaucoup d’excitation. Ils guettèrent l’arrivée de la foudre. Ils branchèrent les casques et les enfilèrent. Il fallait maintenant attendre que l’éclair frappât l’antenne au sommet de l’installation. Albert jeta un ultime regard sur les compteurs. Victor commença à pédaler, les deux voyageurs ressentirent des tremblements de plus en plus intenses, perdirent connaissance et se retrouvèrent dans les dunes égyptiennes.
Ils étaient arrivés en Égypte, au temps des Pharaons. Ce pays se situe au Sud-Est de la France et de la Mer Méditerranée, à l’Ouest de la Mer Rouge. Nos deux amis atterrirent à Gizeh face aux pyramides.
Au fond de lui-même, Victor était un homme romantique qui avait besoin de liberté pour s’inspirer. Il rêvait de voyager et réussit, grâce à son enthousiasme, à s’évader de son quotidien. Pour s’affranchir, il avait pris la décision de quitter ses proches et de partir vers un nouveau paysage.

Albert, lui, heureux de son expérience, était excité à l’idée de découvrir ce nouveau monde qui s’ouvrait à lui. Il était surpris de sa réussite et de son arrivée inattendue en Égypte.
Nos deux amis, face à l’immensité du territoire sous l’influence du Semoun, étaient émerveillés. Les trois gigantesques monts bâtis par l’homme, éclairés par le soleil brûlant, venaient d’être construits. A l’entrée de ces derniers se trouvait le sphinx, créature fantastique qui mêlait un corps de chat et une tête de pharaon. Le sable chaud et épais formait un tapis qui recouvrait leurs pieds. Au loin se trouvait le Nil. Alors qu’ils se promenaient, ils aperçurent un homme en train de contempler une pyramide. C’était l’architecte Imhotep qui vérifiait la stabilité de sa réalisation. Albert et Victor essayaient de déchiffrer les hiéroglyphes inscrits sur la pyramide centrale mais n’y parvenaient pas. Ils décidèrent alors de consulter un scribe, personne qui pratique l’écriture égyptienne, afin de pouvoir comprendre l’inscription qui figurait sur les murs.

Après avoir appris à déchiffrer les hiéroglyphes, ils retournèrent à la pyramide et y pénétrèrent. Ils arrivèrent par hasard dans une pièce, ils lurent une histoire qui intéressait beaucoup Victor. Il était question d’un combat mythique entre Seth et Horus. Victor murmura :
« J’aimerais tellement assister à un tel combat. »

Albert lui suggéra alors d’entamer une nouvelle aventure qui les emmènerait vers Rome, au Capitole.

Les deux amis y arrivèrent au moment où commençait la bataille entre Marcus Manlius et Brennus. Ils se demandèrent s’ils étaient au bon endroit. Victor et Albert questionnèrent un habitant :
« Cher ami, pouvez-vous nous indiquer le lieu où nous sommes ?
Oui, bien sûr, vous êtes sur le Capitole. Mais faites attention à vous ! Il y a une bataille en ce moment même ! Nous sommes en danger car Brennus est arrivé de Gaule pour nous attaquer et s’emparer de Rome. »

Ils allèrent aider Marcus Manlius tout en remerciant le Romain. Ils rencontrèrent un centurion vêtu d’une grande armure métallique, équipé d’une lance et d’un bouclier. Sur sa tête, un casque orné d’une aigrette. D’autres soldats et civils s’étaient joints à lui pour ensuite sortir victorieux de ce conflit.

Albert et Victor se réfugièrent dans un temple, y restèrent plusieurs jours et assistèrent à des combats sanglants sans y intervenir mais ils se rendirent compte que tous les soldats faisaient preuve de bravoure, de courage et de solidarité. Au moment où ils allaient partir, un Gaulois qui les avait aperçus, pénétra dans le temple pour les attaquer. Albert attrapa alors une pierre pointue, la lança entre les yeux du Gaulois. Ce dernier tomba raide. Nos deux amis coururent alors rejoindre leur machine afin de quitter le lieu dangereux et se rendre dans une autre destination. Ne sachant trop où aller, Albert prit une décision rapide. Il réalisa un rêve d’enfance : se rendre à Athènes et sur son acropole, lieu de connaissance et de sagesse.

Ce lieu est placé sur un plateau rocheux, il est difficilement accessible. Sa construction avait débuté au septième siècle, soit un siècle avant l’arrivée de nos personnages. Il servait alors de forteresse. Il était en hauteur et entouré de murailles. Il était composé de colonnes de pierre et de marbre ainsi que d’un toit. A l’intérieur se trouvaient des sculptures et des objets quotidiens représentant des scènes mythologiques. Cet édifice est situé sur le haut d’une colline surplombant Athènes.

Thalès, le grand scientifique, avait prédit une éclipse qui devait se dérouler le 28 mai de l’an 585 avant Jésus Christ. Les Mèdes et les Lydiens étaient en guerre depuis cinq ans quand tout à coup l’éclipse s’est effectivement produite. Les guerriers des deux peuples restèrent ébahis. Nabuchodonosor, roi de Babylone, leur proposa de se réconcilier et de former un grand peuple du Moyen-Orient.
Voilà comment les choses se passèrent :

Victor et Albert, de leur côté, avaient visité l’acropole, lieu sur lequel ils venaient d’arriver. Ils entendirent des discussions sur cette éclipse et sur cette bataille qui se déroulait à l’Est de la Grèce. Très curieux, ils décidèrent de se rendre sur les lieux. A ce moment-là, ils rencontrèrent Thalès et lui demandèrent des informations sur la date de l’éclipse. Ils partirent par bateau puis continuèrent à pied et arrivèrent sur le lieu de la bataille. Epuisés par le voyage, ils décidèrent de faire une pause de quelques heures. Pour récupérer des forces, ils sont allés se reposer dans un camp proche du champ de bataille. Quand ils se réveillèrent, ils se rendirent compte que l’éclipse s’était déjà produite. Déçus de ne pas avoir assisté à ce phénomène naturel mais heureux que les calculs de Thalès soient exacts, ils assistèrent à la réconciliation entre les deux peuples grâce à l’intervention de Nabuchodonosor.

Victor et Albert ont compris que, grâce aux calculs mathématiques et scientifiques, on peut comprendre la nature.

Suite à leurs aventures, Albert et Victor décidèrent de rentrer chez eux, en gardant en tête leurs découvertes. Ils savaient qu’une fois rentrés dans le présent, ils partageraient ce qu’ils avaient appris : l’idée que toutes les civilisations peuvent être découvertes mais qu’il faut savoir les respecter, ou encore que la solidarité est la plus grande des forces, ou enfin que les découvertes scientifiques permettent de comprendre le monde et d’évoluer. Ils s’installèrent sur leur machine, Albert vérifia les réglages et les voilà partis. Une fois arrivés à destination, ils virent une grande tour métallique surplombée de milliers de couleurs explosant dans le ciel. Albert ne comprenait pas ce phénomène, Victor était émerveillé par cette magnificence. C’était le feu d’artifice de l’an 2000 à Paris.
Le voyage dans le temps n’était donc pas achevé.

A suivre...

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